Compte rendu Atelier Auto-organisation et stratégie dans le combat des femmes

mardi 17 août 2010 par Secrétariat jeunes NPA

ATELIER FEMME : auto-organisation et stratégie (Grèce)

Il y a besoin d’un mouvement des femmes encore plus important car les femmes doivent réagir pour ne pas payer la crise. Les femmes étant un groupe opprimé, il y a besoin de l’auto organisation de ce groupe. Elles doivent se battre pour leurs droits mais aussi pour améliorer la vie quotidienne. L’oppression est l’élément essentiel du système de domination capitaliste donc les femmes doivent être en conflit avec le capitalisme.

Ccl : il y a besoin d’un mouvement des femmes organisé par les femmes ce mouvement autonome doit faire partie d’un mouvement plus large anticapitaliste. Ce mouvement doit se battre sur ses revendications, qui doivent être repris par les mouvements ouvriers. Nous devons donc renforcer ce mouvement dans la classe ouvrière et dans la société en générale.

Situation en GRECE :

Dans la section Spartakos, il existe un groupe de femmes dedans et ce groupe participe à des campagnes avec d’autres groupes d’autres sensibilités politiques. Ils sont dans une logique de front unique. Ce groupe dans Spartakos est non mixte. Interventions : mobilisations sont organisées autour du 8 mars mais aussi sur les journées contre les violences ainsi qu’au moment de la Gay Pride.

Dans la délégation grecque, au moment des RIJ de cette année, il y a eu des discussions sur ce groupe non mixte. Les femmes se voient entre elles mais rien n’est fermé car les décisions sont prises en commun : elles élaborent entre elles mais ils décident tous ensemble. Et cela leur permet de poser les problèmes vers l’extérieur.

Deux dernières années : attaques du patronat à l’encontre de deux travailleuses qui a fait deux victimes

- une salariée du secteur du nettoyage

- une serveuse

La mobilisation pour ces deux femmes n’a pas pris la forme de mouvement féministe pour les défendre mais a été intégrée plus largement.

Rappel des deux situations :

- la 1ère, qui est une immigrée bulgare, a créé un syndicat. Son patron a payé des mecs pour lui balancer de l’acide au visage dans les transports en communs.

Il y a eu un fort mouvement de solidarité des syndicalistes et ça été l’occasion de soulever les questions de conditions de travail dans ce secteur. Il y a eu une coordination des syndicats pour la défendre. Ils ont réussi à imposer, à avoir un écho, une forte répercussion pour le 8 mars et sur les questions de conditions de travail. Mais les syndicats de base n’ont pas vraiment suivi. Les conditions de travail étaient cachées, ignorées. Cette mobilisation a permis de lever le voile avec la manif mais aussi des occupations de bureaux et de facs.

- la serveuse réclamait son salaire. Son patron a payé des mecs pour la tabasser à la sortie de son domicile. Les flics ont accusé un homme immigré.

SITUATION en POLOGNE :

Le 8 mars a été plus ou moins gros.

Un problème se pose en Pologne : il y a une petite organisation d’extrême droite mais qui est puissante et les flics ont tendance à protéger les camarades lors de manifs.

Avortement : il y a 50 ans, c’était libre mais avec la chute du mur de Berlin, ce droit à avorter à totalement éclater  le clergé à imposer ses droits internes pour toutes les femmes (catholiques, musulmanes, athées…) en interdisant l’avortement. == la camarade nous a dit « on a vendu les femmes contre la chute du mur »

Tous les ans, ils tentent de récupérer ce droit :

- depuis 10 ans la manif du 8 mars était centrée sur le droit à l’avortement

- il existe un lien important avec les LGBTI

- ils ont aussi une presse

Mais maintenant, la manif se tourne vers des slogans ouvriers Campagnes politiques : lors d’élections, les différents candidats se disent pro féministe et qu’ils vont remettre le droit à l’avortement. Ils sont donc soutenus mais au moment de leur victoire rien n’est fait.

La question des femmes au gouvernement est tourné vers la famille : on ne peux pas dire « fœtus » à la TV mais il faut dire « un enfant pas encore né ». il y a donc une vraie criminalisation des femmes qui avortent, sachant :

- la pilule du lendemain est interdite

- l’avortement coute 1000 euros dans le privé

- il y a une privatisation des crèches

SITUATION au PORTUGAL :

Il n’y a pas un vrai mouvement auto organisé des femmes Avortement : il y a eu deux référendums  perdu en 1999 mais gagné il y a 4 ans.

Le facteur décisif a été un acteur : un commentateur TV a parlé sur l’avortement. Or un groupe d’acteur l’ont clashé et ça été tellement drôle que cela a convaincu plein de gens au moment du vote.

Au moment des RIJ, dans leur délégation, il y avait débat sur la non mixité.


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